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Femmes autochtonnesLes femmes autochtones de la Lékoumou veulent devenir autonomes Dans le cadre de ses activités focalisées sur la reconnaissance et la promotion des droits des autochtones, AZUR Développement a effectué une mission à Sibiti dans le département de la Lékoumou du 29 mai au 04 juin 2007. Cette mission avait pour principaux objectifs : Réunion d'échange sur les droits de la femme et des enfants autochtones En prélude à la journée mondiale de la femme, AZUR Développement et l'Association de défense et de promotion des peuples autochtones (ADPPA) organisent une réunion d'échanges sur les droits des enfants et de la femme autochtones le 06 mars à Brazzaville.Différents thèmes seront revus lors de cette réunion : La situation des enfants et des femmes autochtones au Congo ACIP participe à l’assemblée générale du Forum des ONG de lutte contre le SIDA La voix des autochtones serait-elle à présent entendue dans la lutte contre le SIDA. C’est donc peut-être une lueur d’espoir pour les femmes autochtones du département de la Lékoumou. En effet, le 19 octobre 2007, la Présidente de l’Association Congolaise pour l’intégration des pygmées (ACIP), Hortense Silas Bouanga a pris part à l’assemblée générale du Forum des ONG de lutte contre le SIDA (FOSIC) à Brazzaville, Congo. Reste à voir les actions concrètes sur le terrain, et espérons que ce ne sera pas des miettes qui parviendront à la base et que cette association sera réellement appuyée pour étendre son travail. ACIP est un partenaire d’AZUR Développement. Lors d’une mission de sensibilisation des femmes autochtones sur leurs droits à Sibiti dans la région de la Lékoumou, au Congo Brazzaville du 29 mai au 04 juin 2007, Roméo Mbengou et Victorine Diaboungana d’ AZUR Développement ont interviewé Hortense Bouanga Silas, Présidente de l’Association congolaise pour l’intégration des pygmées (ACIP). ACIP travaille depuis six ans avec des autochtones de sept campements sur les soixante quinze que compte le Département de la Lékoumou. Pourquoi un programme d’autonomisation des femmes autochtones ? Etant une organisation inclusive des femmes AZUR Développement travaille dans le département de la Bouenza et bientôt dans le département de la Lékoumou pour identifier les problèmes rencontrés par les femmes, y compris les femmes pygmées ou autochtones. Nous avons décidé de travailler pour répondre à leurs besoins. Nous aimerions que les femmes pygmées parlent pour elles-mêmes et que leurs voix soient entendues. l’Association de Défense et de Promotion des Peuples Autochtones du Congo ont décidé de travailler ensemble. Le programme d’autonomisation des femmes autochtones sera complémentaire aux autres programmes de femmes et des enfants focalisés sur le leadership, l’entreprenariat, l’accès à l’éducation pour les enfants et le VIH/SIDA. La difficile situation des femmes autochtones Les actions envers les communautés pygmées sont encore insuffisantes. C’est encore pire pour les femmes pygmées ou autochtones. Manque de connaissances sur les droits de l’homme, les droits de la femme. Les femmes pygmées ignorant leurs droits. Elles sont encore utilisées comme de la main d’oeuvre bon marché par les Bantous qui constituent la majorité de la population congolaise. Absence d’activités économiques durables Les femmes pygmées vivent dans l’extrême pauvreté. Elles vivent de la cueillette et de la chasse faite par leurs maris, et d’autres n’ont pas de terres pour faire l’agriculture. Pas d’accès aux soins de santé. Les femmes pygmées reçoivent très peu de soutien des communautés Bantoues pour les soins de santé. La plupart des activités sanitaires ne les concernent pas, c’est le cas pour les activités de lutte contre le VIH/SIDA encore insuffisantes. Les femmes pygmées comptent pour leur santé sur la médecine traditionnelle, donc sur les plantes médicinales. Pas d’accès à l’éducation La plupart des femmes pygmées sont analphabètes.
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